Dossier iconographique
Vincent (1982) est l’un des premiers court-métrage de Tim Burton. On retrouve dans ce film tout l’univers du cinéaste : des personnages étranges, un univers macabre, une dichotomie de l’esprit. Ce film est considéré aujourd’hui comme le point fondateur de l’œuvre de Tim Burton. On y retrouve également ses influences : Vincent est un hommage à Vincent Price, un acteur spécialisé dans le film d’épouvante. On y fait également référence à Edgar Allan Poe qui est cité clairement dans le texte du narrateur qui n’est autre que Vincent Price dans la version originale. Le film, premier succès de Tim Burton, lui permet de recevoir entre autre le prix de la critique au Festival international du film d’animation d’Annecy.
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Vincent Price, Court métrage
Vincent Price (1911-1993) a sans nul doute participé à l’élaboration du mythe Tim Burton. L’acteur, très célèbre dans le cinéma fantastique, n’a eu de cesse d’inspirer le cinéaste. En plus du court-métrage Vincent que nous avons cité précédemment, Tim Burton lui a également attribué un rôle dans son film culte Edward aux mains d’argent (1991). Un rôle qui n’est autre que l’inventeur d’Edward, comme-ci que Tim Burton par ce choix, affirmé une certaine filiation entre lui et l’acteur. Vincent Price, par ce rôle, peut en effet être assimilé à Tim Burton en tant que créateur d’univers.
Mots clés : Vincent Price, Tim Burton, Fantastique, Horreur.
Edgar Allan Poe (1809-1849) est un poète américain qui a beaucoup influencé Tim Burton. C’est à l’âge de 10 ans que le cinéaste découvre l’œuvre de l’écrivain, et il est tout de suite passionné par ce poète maudit. Cette fascination pour Edgar Allan Poe, Tim Burton va la cultiver avec les films de Roger Corman, qui pour la plupart sont réalisés d’après l’œuvre de l’écrivain. D’ailleurs, Vincent Price, l’idole de Tim Burton, participe à la plupart de ces films. Le corbeau est le poème le plus connu du poète, et c’est aussi celui qui a était le mieux adapté au cinéma. De la même manière, un poème de Tim Burton a servit de base à l’écriture du scénario du film d’animation L’étrange noël de Monsieur Jack (1993). Le cinéaste apparaît donc comme la figure de substitution de l’écrivain.
Mots clés : Edgar Allan Poe, Tim Burton, Fantastique, Poésie.
Dans Ed Wood (1994), Tim Burton rend hommage au réalisateur Ed Wood, considéré comme le plus mauvais réalisateur de tous les temps. Ce film, tourné en noir et blanc, a était un échec commercial, mais selon les dires du réalisateur lui-même, il s’agit de son film le plus personnel. Ce film rend compte des influences de Tim Burton et sa façon d’appréhender le cinéma en général. Le film, même s’il n’a pas était un succès auprès des spectateurs, a permis à Tim Burton de recevoir deux oscars en 1995, celui du meilleur acteur dans un second rôle (attribué à Martin Landau) et celui du meilleur maquillage. Au fil de ces films, Tim Burton affirme ses influences et son style…
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Ed Wood, Réalisation.
Avec Mars Attack (1996), Tim Burton tourne en dérision le film de science fiction classique. Il se moque clairement des films de science fiction Hollywoodiens à gros budget, qui surinvestissent les effets spéciaux, quitte à rendre le film complètement ridicule. Mais avec ce film, le cinéaste va encore plus loin, puisqu’il y fait une caricature et une satire sociale des valeurs américaines. On retrouve dans ce film l’idée que Jean Pierre Esquenazi a exposée dans son article, c'est-à-dire que Tim Burton tourne en dérision la réalité qui l’entoure. Et comme nous l’avons déjà vu, ce pourrait être en partie cet aspect là de Tim Burton qui a fait de lui un cinéaste culte.
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Science fiction, Sociologie.
En 2003, Tim Burton réalise Big Fish, un film retraçant la filiation d’un père et de son fils. Avec ce film, Burton se plonge dans un sujet très personnel car lui-même vient de perdre son père (en 2000) et sa mère (en 2002). Le film a était tourné en Alabama, et se présente comme une série d’aventures propre au contes de fées. Ce film évoque assez clairement d’ailleurs le genre littéraire américain du Southern Gothic, un sous genre du roman gothique. A la fois personnel et audacieux, ce film recevra un très bon accueil critique, ce qui permettra entre autre à Tim Burton d’être nommé au Golden Globe, aux Oscars, et aux Grammy Award. Ce film est moins sombre que ces précédents films et se déroule presque constamment dans un univers coloré et fantaisiste. C’est également dans ce film que Tim Burton va révéler les talents de l’actrice Française Marion Cotillard aux Américains, elle lui en sera d’ailleurs toujours reconnaissante comme elle le dit dans un discours datant de 2010.
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Filiation, Contes de fées.
En 1993, Tim Burton avait participé à ce film d’Henry Selick en tant que scénariste. Même s’il n’est pas le réalisateur de ce film, il s’implique énormément dans ce long métrage qui se rapproche assez explicitement de l’univers Burtonien. En 2004, le film est redistribué aux Etats-Unis mais cette fois en 3D. Le film s’adapte à cette nouvelle technologie et sa version 3D débarque en France en 2007.
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Scénariste, 3D.
Après Henry Selick (L’étrange noël de Monsieur Jack et James et la pêche géante), Adam Resnick (Cabin Boy), et Joel Schumacher (Batman Forever), Shane Acker est le quatrième réalisateur produit par Tim Burton. Son film Numero 9 se rapproche du style de Tim Burton, et on retrouve Martin Landau (Ed Wood) dans la voix originale de numéro 2. Le film connaitra un succès mitigé, malgré une esthétique très travaillée et une réelle volonté d’imposer un univers unique.
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Producteur, Film d’animation.
Le 15 Mars 2010 à Paris, Tim Burton est décoré de l’insigne d’officier des arts et des lettres par l’actuel ministre de la culture Frédéric Mitterand. Il reçoit cet honneur avec Marion Cotillard qu’il a fait jouer dans Big Fish en 2003. Cette récompense se présente comme la preuve de son talent et de son succès en Europe. Lors de son discours, Tim Burton avoue qu’il se sent plus à l’aise en France qu’aux Etats-Unis, et qu’il est très touché par cet honneur. Ce jour marque à jamais le culte Tim Burton et le présente définitivement comme un cinéaste mythique. En France, 2010 mettra Tim Burton à l’honneur puisqu’en plus de cette récompense, il est choisi pour présidé le prochain jury du festival de Cannes.
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Culture, Récompense.
Le 24 Mars 2010 sort en France le dernier film en date de Tim Burton. Alice au pays des merveilles est adaptée des romans de Lewis Carroll. Le film combine les prises de vue réelle et l’animation, mais il est surtout tourné en 3D. C’est la première fois que Tim Burton utilise cette nouvelle technologie. Lors de sa sortie en France, le film était déjà un véritable carton outre atlantique. En France, il ne tardera pas non plus à réunir de nombreux cinéphiles. Le film est d’ailleurs attendu comme l’un des événements ciné de l’année 2010, c’est dire à quel point Tim Burton est parvenu à s’imposer dans le monde entier. A leur sortie, chacun de ces films est un événement… Tim Burton est donc bel et bien une légende, un cinéaste mythique qui inspire à la fois de la répulsion mais également de la fascination.
Mots clés : Cinéma, Tim Burton, Alice au pays des merveilles, 3D.
Ces images nous ont permis de se rendre compte des différences influences de Tim Burton et de son triomphe (notamment avec les récompenses et les prix) qui dépasse les frontières américaines. On oubliera pas de constater que ces images nous ont également permis de constater tout le génie et l’implication de Tim Burton dans le cinéma : il est à la fois producteur, scénariste, et réalisateur. Enfin, nous avons pu voir qu’au fur et à mesure de sa carrière et de ses films, le cinéaste s’habitue aux nouvelles technologies qui accompagne le XXIème siècle, c'est-à-dire le numérique et ses dérivés. Son dernier film en date Alice au pays des merveilles, sorti en 3D, nous laisse suggérer un nouveau tournant dans la carrière du cinéaste.